DESERT

Dans le Désert des Phrases désertées par les Mots,

Règne le Soleil glacé du Vide, de l’Absence, du Blanc.

 

Le Silence… de l’Absurde

Le Silence… du Non-Sens

Le Silence… de l’Inexprimable.

 

Un Eclair apparaît, fulgurant,

Illuminant de mille Couleurs,

Les Phrases désarticulées.

 

Des Rayons,

Des Rayons de Lumière viennent frapper

A la Porte de la Feuille de Papier.

 

Alors se combinent Formes et Couleurs

Par le Biais du Crayon, guidé par la Main elle-même

Et le Cerveau qui l’oriente.

 

La Main colorie l’Etat de l’Ame,

Dans le Cercle rassurant du Mandala.

La Roue tourne et,

Tel un Kaléidoscope,

Chaque Neurone reprend sa Couleur

Pour redessiner un Lien avec un Symbole.

 

Gymnastique céleste de celui qui traverse l’Epreuve de l’Aphasie,

En Quête de Sens,

A la Recherche de sa Parole perdue,

Devenue chaotique et percée.

 

Il est long le Chemin de la Parole enfuie

Dans les Gravats de la Mémoire enfouie.

 

Dans les Méandres du Cerveau,

Se tisse à nouveau

La Toile des Rêves.

 

De l’Image au Son,

De l’Emotion du Chant à la Composition d’une Chanson,

Qui m’entend ? Qui m’écoute ? Qui me comprend?

 

Camille LEGEAY, ce 05 juillet 2011

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